SOCIETE MUSEALE ALBERT FIGUIERA
Monseigneur Chapon, en ce début de XXe siècle est Évêque de Nice.
Il devient très vite une figure du Comté. Il est de toutes les réceptions car il conçoit sa charge comme une représentation de l'Église qui ne saurait omettre aucun aspect de la vie locale. Aussi, fréquente-t-il les réceptions de la région et, par exemple, celui de la la villa «Orangini» à Cimiez, propriété d'Henri Germain, député et fondateur du Crédit Lyonnais,.
Cela ne choque personne car prêtres, évêques et cardinaux ont pour consigne, après la période de 1905 et des lois sur la séparation de l'Église et de l'État, de jouer un rôle méthodique d'ambassadeurs de la neutralité catholique.
On a pu le voir dans les jardins de la Villa Ephrussi de Rotschild, mais aussi dans ceux du Prince de Monaco. De même, ses visites pastorales sont autant d'occasions d'approcher maires et conseillers généraux, y compris ceux qui ne sont pas du parti catholique.
La photo que je joins aujourd'hui le montre chez Albert Figuiera, venant juste d'être réélu. Elle est prise dans
sa propriété de Peira-Cava où, l'été, les Figuiera venaient prendre le frais et côtoyer leurs amis Chasseurs Alpins.
Délicieusement surannée, elle est l'évocation d'une Église qui pensait que son ministère devait être visible et que la France commençait à devenir une "Terre de Mission". Cette dernière passait par tous les milieux de la société civile et, pourquoi pas, par les salons.