Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 23:22

Tiré de :

Titre : Nice-guide : nouveau cicerone des étrangers contenant des documents inédits et des renseignements complets sur Nice et ses environs, suivi des légendes des villas et de deux cartes topographiques / par Léo Watripon

 

Auteur : Watripon, Léon

 

Éditeur : impr. de Faraud et Conso (Nice)

 

Date d'édition : 1869

 

Type : monographie imprimée

 

Langue : Français

 

Format : 1 vol. (259 p.) : cartes ; in-8

 

Droits : domaine public

 

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5455693m

Ces deux pages truffées d'avis erronés mais, pour une fois, intéressants.

Notons seulement que "Monsieur Fighiera" (sic, puisque, en fait, César-Marie Figuiera, père de mon arrière grand-père Albert Figuiera) s'était déjà dépossédé desdits objets en les offrant au British Museum de Londres. Notons également que ce souci d'ajouter un "h" à qui n'en a pas, perdura avec le temps. D'ailleurs, j'annonce à nos lecteurs et à nos membres que la Place Albert Figuiera s'apprête à changer de nature et parions qu'avec elle, son nom...
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Magical Snap - 2010.01.11 23.21 - 003

Par Xavier Cottier - Publié dans : Documents
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /2010 22:50

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[Camille Corot - "Souvenir d'Eza" - Bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art. Collections Doucet]


Sait-on assez, ou plutôt l'a-t-on déjà dit, qu'hormis David déjà cité en ces pages (et lequel ne figura pas Eze mais des scènes religieuses), Camille Corot passant, comme d'autres, en 1874 soit une année avant sa mort, figura la scène ci-dessus, marquante par sa simplicité et son peu de souci de "faire de l'effet".

http://www.abcgallery.com/C/corot/corot40.JPG

Ces années de recherches nous permirent d'envisager que la réputation d'Eze en qualité de "village d'artistes" tient davantage aux simples "citations" de grands noms qu'à leur présence effective. Au demeurant, une trace comme celle de Corot, par ailleurs peintre inévitable de la période, ne démontre pas forcément l'humilité du village mais, bien plutôt, la richesse présidant à la traversée des routes conduisant ou revenant d'Italie.

Visiblement, d'ailleurs, Corot ne fit pas l'escalade nietzschéenne de l'aire Ezasque mais se contenta d'un vif et rapide tracé exposant quelque relief de tour dite à tort "sarrazine" qui émaillait alors la vue de tout visiteur.

Félicitons-nous de ces restes, nous n'aurons bientôt plus qu'eux à dévorer.

Par Xavier Cottier
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 23:40

Mes-Images-2-4882_l.jpg           Pour bien voir Eze, il faut parfois s'en
       (Photographie : SMAF/X. Cottier)
éloigner mais, toujours, pour comprendre ses secrets, vivre en son sein, l'habiter. D'où, croyons-nous, la difficulté contemporaine consistant à vouloir expliquer l'inexplicable.

Ainsi, est-il certain que notre communauté intègre depuis des siècles le secret du bonheur mais, aussi, les outils propres à engendrer sa perdition : l'isolement au sein de la foule, l'ancrage flottant en un passé immuable dissimulé sous un fatras vulgaire. En temps de crise, ce qui est "bon marché" peut nous coûter cher et il s'agit bien de ce prix que nous payons chaque jour.

Nous savons tous que le malheur des hommes commença le jour - ou plutôt cette nuit - où d'aucuns s'arrogèrent le droit de nous dire ce qui est "bon" pour nous. C'est alors, et là seulement, que débuta le compte du calendrier Aztèque. Car, nous le savons, si le monde ne doit pas finir un jour de décembre 2012 - qui peut l'assurer? qui peut absolument le nier? -, c'est bien "un monde" qui s'acheva. Eze n'en est que la modeste image. Quant au reste, il ne nous reste qu'à demeurer bien éveillés, non loin de cette veilleuse du Livre, lampe de Diogène.

Par Xavier Cottier - Publié dans : Le Quotidien
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 23:27

Extrait du Nice-Matin  

Du Samedi 19 décembre 2009

 

"Chamboulements au sein du conseil municipal

 

Un 1er adjoint, Armand Tomatis, qui démissionne c'est quand même un événement peu ordinaire, surtout après dix-huit mois seulement de mandat ! Et lorsqu'à cette défection s'ajoute celle d'une adjointe, Blandine Ordioni, chargée de la Culture, inscrite en 4e position sur le tableau, on est en droit de se demander s'il n'y a pas un malaise ? Une question à laquelle le maire Stéphane Cherki répond fermement « Non, absolument pas. C'est une décision d'ordre privé. J'en prends acte et je la respecte et n'ai donc aucun commentaire à faire, ils restent mes amis ». Si l'annonce publique, début novembre, d'une lettre de démission de ces deux adjoints envoyée au préfet avait créé la surprise au village, les deux élus avaient refusé de s'en expliquer. Armand Tomatis se contentant de préciser « J'attends une réponse, c'est la loi, puis je quitterai toute responsabilité et ne désire pas siéger au sein du conseil comme on me l'a suggéré. » Idem pour Blandine Ordioni. Depuis le 4 décembre l'acceptation de ces deux démissions par le préfet est devenue effective et irréversible.

 

 

En conséquence de quoi le maire a proposé de procéder à l'élection d'un nouveau 1er adjoint, qui sera - une - puisqu'il s'agit de Liliane Montel, jusqu'à ce jour en seconde position au tableau. Ainsi qu'à l'élection de deux nouvelles adjointes qui ont été élues à l'unanimité avec trois bulletins blancs. Il s'agit de Virginie Soulier désormais 5e adjointe et Céline Zambon en 6e position. Elles ont immédiatement pris leur nouvelle place à la table du conseil ainsi que dans les commissions municipales en remplacement des démissionnaires.

 

A souligner qu'au bureau des adjoints d'Eze, les femmes sont majoritaires..."



01.jpg

Larousse peut nous éclairer :

 

chambouler

verbe transitif

Conjugaison de chambouler

 

(mot lorrain, peut-être de chant, du latin canthus, roue, et de bouler)

 

Familier

■Bouleverser un lieu, le mettre sens dessus dessous : Les enfants ont chamboulé leur chambre.

■Déranger complètement quelque chose, en changer entièrement l'organisation : Il a chamboulé tous mes plans de vacances.


Décidément, Nice-Matin a le sens de la formule et son appréciation n'est pas sans rappeler la magnifique oeuvre d'Henri de Montherlant : "La Ville dont le Prince est un Enfant". L'évocation future des récentes décisions municipales confortera cet hommage.

Par Xavier Cottier
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 23:07

Non ! L’identité nationale n’est pas en danger. Plutôt, conviendrait-il d’aborder les rivages bien agités de celle intime, claquemurée parce qu’il y fait froid, souvent immatérielle parce que seulement pensée, innomée et qui n’est donc pas nationale mais personnelle, localisée, attachée à quelques arpents d’un versant de montagne, du bord d’une rivière et de la limite communale que l’on nomme : « Notre Histoire ».

 

A Eze, cette dernière colle non moins intimement aux manifestations de la Foi que l’on peut, sans réduction, pouvoir également intituler : croyances ; à l’instar des Vieux-Croyants de Russie, Orthodoxes orthodoxes contraints de quitter leur terre, la remuer en la prenant avec eux puis, après avoir subi les attaques conjuguées du Communisme et du Nazisme, les mêmes par nature, reposer en son sein à la tête de quelques cinq milles « survivants » mais ailleurs.


Avec lui, le Juif, le Tzigane, qui eux aussi sont « partis » - de toutes les façons possibles, hélas - et, ailleurs (toujours cet ailleurs), l’Indien qui est resté et nous savons comment… et surtout à quel prix.

 

Tout ceci pour dire qu’à Eze, notre Temple, simple église paroissiale construite de nos mains et des deniers de nos pères qui les avaient recueillis de leurs pères et avant cela de leurs pères… laissée en déshérence par les Jeunes-Croyants qui pour la fréquenter nous en privèrent pour finir par construire leur propre horreur : cette Chapelle déjà édifiée et édifiante sur papier glacé et table d’architecte.

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Assistant aujourd’hui une nouvelle fois à la lente saponification de sa pierre sous l’écume des jours sombres, en main le ridicule opuscule que voici, nous avons pu noter la sentence écrite au baromètre bien placé près d’une chapelle jouxtant celle des Figuiera occultée par une méchante crèche sans âme : « Pompe à fric ».

 

L’auteur de ces lignes anonymes pourrait être l’un des nôtres mais nous sommes innocents de ce « crime » de lèse-majesté, la majesté des nombreux, des incultes, des pernicieux à la voix haute qui se servent puis desservent, procèdent par symboles faute d’avoir recueilli la quintessence du Livre.

 

A gauche, l’alibi de l’olivier tricentenaire à l’image du bonzaï qui évitait au pèlerin riche d’Asie le pèlerinage aux pieds de l’Arbre du Bouddha puis, pire encore, à droite la Croix étalée à la lame d’inox, matériaux de nos éviers de cuisine et, au loin, esquissé – et mal – notre Temple où dorment deux centaines de nos aïeux ainsi que nos regrets.

 

Bâtisseurs nous l’étions et si nous souhaitions le devenir à nouveau, plutôt remonterions-nous nos manches pour consolider N.D. de l’Assomption. Quant à l’intitulé de la nouvelle chapelle, Saint-Joseph, je laisse à nos sapiteurs le soin de trouver de qui, en Italie notre voisine fondatrice, le père terrestre du Christ est le patron.

 

Si le rédacteur des présentes n’avait pas eu la joie insigne, l’honneur même d’avoir fait toutes ses études secondaires chez les Jésuites, ses toujours maîtres, puis de recevoir l’onction du Primat des Gaules, ces lignes pourraient paraître teintée d’anticléricalisme. Mais il n’en est rien, bien au contraire alors qu’il n’est de plus insigne service rendu à la castre des prêtres (et des porteurs de sabres leurs alliés éternels) que de leur dire ce que l’on pense.

 

Enfin, si la Chapelle Saint-Joseph est le canot de survie, le radeau de la Méduse de ces bien-pensants, alors faisons amende honorable et soyons heureux de voir notre Foi ébranlée mais ferme s’enfoncer dans la pierre saponifiée pour laquelle nous ne demanderons pas un sou.

 

Et dire, Chers Lecteurs, que toute cette gesticulation n’est que le résultat d’une politique d’urbanisme téléologique qui fait se prendre pour Malraux le moindre responsable du cadastre local. Sans oublier ce prurit national de gallicanisme qui va jusqu’à s’étendre à nos communes qui, bientôt, disparaîtront au profit de « métropoles » bien vite ricanantes devant la bêtise des acteurs de ces réformes aussi superfétatoires que coûteuses.

 

Grâce à Dieu, nous pouvons toujours aller nous recueillir au cimetière dont la vocation naturelle, à l’inverse de celle de nos églises, est de se remplir…

Par Xavier Cottier
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 00:23

Rome-Zeller.jpg

Nous apprenons que la municipalité, en la personne de son Maire, vient de faire l'acquisition de la collection des oeuvres de feu Fred Zeller.

Puisse-t-elle, puisse-t-il en faire un bon usage.

Témoin de son Caveau des Légendes, souvent cité en ces pages, souvenons-nous de ce "Musée" gratuit avant l'heure et qui ne reprenait pas d'une main ce qu'il donnait de l'autre. Que ta main droite ignore....

Son épouse Ezasque (Fred Zeller) n'aura pas été la première à céder un pan de notre passé et nous ne jugeons pas. Cette démarche n'aura pas toujours été infructueuse mais qu'en sera-t-il cette fois?

Comme toujours ici; attendons... avec en tête cette vision de cet arbre Ezasque que l'on a souvent pu apprécier au petit nombre de ses fruits... L'Arbre de la Liberté est sec!

Par Xavier Cottier
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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /2010 00:18
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(Photo : Xavier Cottier - Société Muséale Albert Figuiera)
 

Il est très difficile, quand on vit dans la familiarité bourrue de la mer, de ne point regarder le vent comme quelqu'un et les rochers comme des personnages.

Victor Hugo

Par Xavier Cottier
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Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /2010 00:08
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Voici le temps venu, de nos hauteurs d'Eze, d'aller en voir bien d'autres, proches et semblant si lointaines.

Le temps ni des bilans, ni encore moins des résolutions mais plutôt de la contemplation.


 
 
Par Xavier Cottier - Publié dans : Le Quotidien
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /2010 16:37

LA SOCIETE MUSEALE ALBERT FIGUIERA
DECEMBRE-2008_0390.jpg
VOUS OFFRE TOUS SES VOEUX POUR

L'ANNEE 2010 ET A LE PLAISIR DE VOUS

ANNONCER LA REPRISE DE SES ECRITS

QUOTIDIENS

Par Société Muséale Albert Figuiera - Publié dans : Evènements
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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /2009 22:21

     Il ne s'agit pas d'un oubli. Simplement, avais-je besoin de temps pour évoquer la mémoire de Maurice Druon qui nous quitta le 14 avril dernier.


     Pour le connaître depuis plus de trente ans, avoir échangé avec lui de vraies questions sur la vie, la mort et bien davantage, s'il est possible, je puis dire qu'une grande âme est partie avec lui. Je ne fais pas ici référence aux Indes, qu'il avait parcourues bien des fois mais plutôt à Pomponius Atticus, notre maître commun, si peu commun, un romain hellénisé qui n'est pas sans rappeler la famille des Druon/Kessel, avide de s'abreuver aux meilleures sources. Et cette fois, heureux que nous sommes, ce fut la nôtre ; l'Europe, veux-je dire !


     J'eus la faiblesse d'évoquer Eze avec lui et il se souvenait de ses quelques courts séjours au « Seuil » de Consuelo Vanderbilt sur lesquels il écrivit quelques pages dans l'inimitable « Revue des Deux Mondes ».


      Il s'en fait l'écho dans cette lette que je publie aujourd'hui.


     Maurice Druon, l'homme de la Résistance, de l'assimilation à ce qui élève et non ce qui abaisse, un anti-Malraux qui aurait décidé, avec raison (bien que j'aimât ce dernier plus que tout) que le succès est le seul juge et que, finalement, le lecteur est le seul dieu des écrivains ;  un homme donc qui puisa au cœur de notre culture ce qui apaise, ce qui bénit, ce qui nous fait boire à l'eau immémoriale qui sourd de chaque pierre bâtie ou jetée à la face du monde. Qu'importe ?


     Et puis, enfin, un gaulliste pétri de notre glèbe aussi savante que primale dans laquelle les uns, comme les autres, devraient se vautrer plus souvent comme le firent les héros.


     Je salue donc la mémoire de Maurice Druon, le remercie une fois de plus pour l'intérêt qu'il a manifesté à  l'endroit de mes efforts de fourmi et, surtout, lui souhaite une bonne traversée vers le lieu d'où l'on revient d'autant moins que, le temps passant, la mort se met à avoir quelque charme.


Merci Maître...

 

 

Par Xavier Cottier
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