Mardi 19 mai 2009

     Il ne s'agit pas d'un oubli. Simplement, avais-je besoin de temps pour évoquer la mémoire de Maurice Druon qui nous quitta le 14 avril dernier.


     Pour le connaître depuis plus de trente ans, avoir échangé avec lui de vraies questions sur la vie, la mort et bien davantage, s'il est possible, je puis dire qu'une grande âme est partie avec lui. Je ne fais pas ici référence aux Indes, qu'il avait parcourues bien des fois mais plutôt à Pomponius Atticus, notre maître commun, si peu commun, un romain hellénisé qui n'est pas sans rappeler la famille des Druon/Kessel, avide de s'abreuver aux meilleures sources. Et cette fois, heureux que nous sommes, ce fut la nôtre ; l'Europe, veux-je dire !


     J'eus la faiblesse d'évoquer Eze avec lui et il se souvenait de ses quelques courts séjours au « Seuil » de Consuelo Vanderbilt sur lesquels il écrivit quelques pages dans l'inimitable « Revue des Deux Mondes ».


      Il s'en fait l'écho dans cette lette que je publie aujourd'hui.


     Maurice Druon, l'homme de la Résistance, de l'assimilation à ce qui élève et non ce qui abaisse, un anti-Malraux qui aurait décidé, avec raison (bien que j'aimât ce dernier plus que tout) que le succès est le seul juge et que, finalement, le lecteur est le seul dieu des écrivains ;  un homme donc qui puisa au cœur de notre culture ce qui apaise, ce qui bénit, ce qui nous fait boire à l'eau immémoriale qui sourd de chaque pierre bâtie ou jetée à la face du monde. Qu'importe ?


     Et puis, enfin, un gaulliste pétri de notre glèbe aussi savante que primale dans laquelle les uns, comme les autres, devraient se vautrer plus souvent comme le firent les héros.


     Je salue donc la mémoire de Maurice Druon, le remercie une fois de plus pour l'intérêt qu'il a manifesté à  l'endroit de mes efforts de fourmi et, surtout, lui souhaite une bonne traversée vers le lieu d'où l'on revient d'autant moins que, le temps passant, la mort se met à avoir quelque charme.


Merci Maître...

 

 

Par Xavier Cottier
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Lundi 18 mai 2009

Titre : La Provence et ses voies nouvelles / J. Cauvière

Auteur : Cauvière, Jules (1845-1912)

Éditeur : Desclée, de Brouwer ([Lille])

Date d'édition : 1898

Sujet : Provence (France)

Sujet : Provence

Langue : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 238 p.- pl. ; in-8 

Droits : domaine public

Identifiant : http://gallica2.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k352308

Source : Bibliothèque nationale de France, 8-Lk2-4493

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34103556t/description

Provenance : bnf.fr

Thématique : Histoire de France

Voici pour aujourd'hui une courte citation de la "Provence et ses voies nouvelles" de J. Cauvière qui nous décrit un Eze original.

Aimant à comparer l'incomparable, l'auteur évoque tour à tour la Norvège et les bords du Rhin mais, après tout, pourquoi pas alors que par ailleurs de 1388 à 1860 nous avons pu humer les senteurs de bien d'autres rivages et toucher des drapeaux de bien des couleurs.




Par Xavier Cottier
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Dimanche 17 mai 2009




De ma thébaïde et ce depuis bien des années, voilà que je propose des écrits quotidiens uniquement

consacrés à Eze.

Cette entreprise est fondée sur le roc même qui abritera un jour nos mânes, image tout à la fois du

provisoire et del'éternité.

Savoir à qui et à quoi l'on appartient garantit généreusement aux plus nomades d'entre nous un port

d'attache et une ancre flottante.

Ici, à Eze, ce savoir bien sommaire somme toute tient lieu de sagesse aux plus insensés. Ces derniers

croyaient au progrès, à l'Urbs, à la Pax Romana et les voilà emportés par le tourbillon.

Mais, pourtant, sages ils étaient. Devenus voyageurs du temps, leurs os blanchissent toujours au

soleil d'Eze comme leurs cheveux dont la couleur, nous dit le Livre, leur sied comme au roi une

couronne blanche...

Puis vint le temps de la Barbarie. Pour être récent, il n'est pas pour autant neuf!

Depuis que l'homme est l'homme, la tentation pousse vers le bas quiconque veut aller vers le haut.

Douloureux prix à payer pour un si piètre voyage!

En regardant ce qui fut, en contemplant ce qui est, le regard  converge et diverge du regret vers les larmes...

Ces dernières qui, il y a bien longtemps, auraient poussé un Romain à se coucher sous le plus vieil

olivier et y attendre la mort, encouragent  le contemporain que je suis à témoigner modestement au

procès muet fait à nos pairs, à nos pères.

Je sais ce que je sais, rien de plus mais si ceux qui firent virer notre sourire en grimace portaient à leurs

visages blêmes la sérénité des dieux, je serais prêt à les rejoindre. Or, Cher Lecteur, rien de tout cela.

Donnez-leur l'Olympe et ils y font couler le Styx, confiez-leur la garde du Mont Athos et Déméter

devient leur servante.

Bien heureusement, un temps le village d'Eze, Nouvel Eleusis,  souffla le chaud et l'effroi sur leurs

troupeauxmais leur "vertu" est l'attachement comme celui qui rive le bernard l'hermite à sa conque

et le coucou au nid des autres.

Cette modeste entreprise tentera, sans grande difficulté, de ranimer la flamme jamais éteinte de

ceux qui brûlaient d'un feu intérieur. Comme Chrétien de Troyes passait déjà sous leurs fenêtres

et leurs crachats, nous sommesdes "Chevaliers à la charrette" ayant pour seule arme le "bel françois" 

comme un peu plus tard la langue de Dante,le géographe mystique...


Mais c'est aujourd'hui que nous vivons.

Les quatre Saisons! Cette année comme d'autres quiconque n'a pu consigner notre absence.

Qu'il vente, qu'il pleuve, le gardien est à son phare et ranime la flamme qui prévient le marin des écueils.

On lui prête des ambitions divines mais son serment est de toujours s'éloigner d'Alexandrie et des

semblantsde pouvoir.

De ce dernier, le sage ne veut et laisse aux zéros à la Sisyphe le sport cruel de devoir creuser eux-mêmes

leurs tombes d'autant plus profonde qu'ils ont voulu élever au plus haut le pinacle de leur mausolée.

 En un mot, j'espère que vous trouverez du plaisir au fil de ces pages et, peut-être, des illustrations de la

vertu dumicrocosme.


 

Simple comme une herbacée, il illustre sans frais les errements de la forêt. Eze-Village au nom surfait

(village bien sûr)n'a jamais voulu défier les "dieux".

Le "monde", sorte de démiurge myope, le rencontra lors de ses mouvements pérégrins et lui trouva

du charme.

Si le Roi aime les bergères, le berger aime les princesses déchues et c'est des atours de cette dernière

qu'il l'a revêtue. L'indigène, bon bougre, lui trouve des excuses et à son perpétuel procès tente d'établir

que la malheureuse fut prise de force. Il n'est, pourtant, de bonne plaidoirie qui ne se termine par un

verdict.

Or, celui d'Eze fut sans appel : A Nice tu seras attachée, puis en produit tu seras transformée, ta nature

sera déflorée puis ta Gens dispersée. 

Ô visiteurs mes amis, joignez ceux de Rome et d'Athènes. Pleurez donc sur la mort d'une âme et avant

qu'elle ne passe daignez lui offrir un regard. Car il s'agit bien là de l'histoire d'Eze.

Ceci dit sans amertume, ni dépit.

A bord du vaisseau qui sombre le naufrage est d'autant moins éprouvant que son équipage ne peut se

reconnaître dans son capitaine. Il reste donc les souvenirs. Ils sont notre richesse et nul ne saurait

nous les retirer.

C'est eux que je voudrais partager avec vous dans la joie qui préside au banquets de Platon.

Raison pour laquelle, au demeurant, j'ai tenté d'orner ce site le plus que j'ai pu le faire de

photographies et autres témoignages démontrant la joie de vivre qui sourdait de chaque pierre,

autant dire de chaque âme.

Le mot est  lâché : l'âme. Elle ne fait pas recette mais elle en est une. Celle de la survie au milieu

des drôles qui ne font rire personne.


 Aujourd'hui, sûr des témoignages qui me parviennent, j'ose persévérer au nom même du

désintéressement qui anime cette entreprise.

De façon contradictoire elle me valut des récompenses sans prix.

Ce dernier n'est pas mesurable et a donc plus de valeur que tous les trésors.


Entre-temps, les Barbares vociférèrent, s'agitèrent, tempêtèrent, réprimèrent, légiférèrent et, ce faisant,

s'enfoncèrent d'autant plus facilement dans la glèbe fatidique  qu'ils en viennent et qu'elle est

leur berceau:!.


L'histoire est un bon juge. Elle donne raison à la patience. Entre-temps, continuons donc à édifier

modestement le petit édicule fait de choses tangibles qui rappelle qu'ici des hommes et des femmes

vécurent. C'est aussi simple que cela.

Enfin, soyons franc.

Le fait que les miens eussent ici leur berceau de tous temps ne saurait faire de moi un arbitre impartial.

Aussi, est-ce bien la raison pour laquelle de tous les reproches qui pourraient m'être faits à juste titre,

s'il en est un que j'accepte le plus, c'est bien celui de n'être pas objectif. La faiblesse de mes moyens

me permet cette audace et la force qui les anime est sa seule excuse absolutoire.

Ecrivez-moi et cela surtout si vous n'êtes pas d'accord avec moi.

 
Par Xavier Cottier - Publié dans : Questions
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Samedi 16 mai 2009

Monseigneur Chapon, en ce début de XXe siècle est Évêque de Nice.

Il devient très vite une figure du Comté. Il est de toutes les réceptions car il conçoit sa charge comme une représentation de l'Église qui ne saurait omettre aucun aspect de la vie locale. Aussi, fréquente-t-il les réceptions de la région et, par exemple, celui de la la villa «Orangini» à Cimiez, propriété d'Henri Germain, député et fondateur du Crédit Lyonnais,.

Cela ne choque personne car prêtres, évêques et cardinaux ont pour consigne, après la période de 1905 et des lois sur la séparation de l'Église et de l'État, de jouer un rôle méthodique d'ambassadeurs de la neutralité catholique.

On a pu le voir dans les jardins de la Villa Ephrussi de Rotschild, mais aussi dans ceux du Prince de Monaco. De même, ses visites pastorales sont autant d'occasions d'approcher maires et conseillers généraux, y compris ceux qui ne sont pas du parti catholique.

La photo que je joins aujourd'hui le montre chez Albert Figuiera, venant juste d'être réélu. Elle est prise dans sa propriété de Peira-Cava où, l'été, les Figuiera venaient prendre le frais et côtoyer leurs amis Chasseurs Alpins.

 


Délicieusement surannée, elle est l'évocation d'une Église qui pensait que son ministère devait être visible et que la France commençait à devenir une "Terre de Mission". Cette dernière passait par tous les milieux de la société civile et, pourquoi pas, par les salons.

Par Xavier Cottier - Publié dans : Visiteurs
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Vendredi 15 mai 2009
    On trouve de tout au "Magasin Pittoresque". Dans le goût éclectique du temps, tout y est traité. Un peu de "Choses Vues" d'Hugo, mais avec moins de talent, ainsi que du Journal des Goncourt, mais avec moins de verve.

    Bien que nous fussions alors un an après le Rattachement du Comté de Nice à la France, l'auteur de ces lignes use du nom d'Esa qui dans certains textes a remplacé : Eza.

    Il voit ici un reliquat du monde Sarrasin dont il dit du bien mais traite nos maisons de "masures". Sans rancune alors que l'image de cet "Akbah", dont on ne sait de quel "Grand" il s'agit, invoquant Dieu face à Eze n'est pas sans poésie.

Par Xavier Cottier - Publié dans : Documents
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Jeudi 14 mai 2009

Les Marionnettes




Donner de la vie aux choses inanimées. Projet divin qui, chez les hommes, a engendré le spectacle.


D'abord, l'acteur de chair, seul au milieu du théâtre puis, un peu plus tard, accompagné du chœur qui soutient son dramatique monologue. Nous sommes alors en Grèce, notre berceau.



Plus à l'est, aux mêmes temps et peut-être avant eux, l'Asie et ses ombres, ses caractères archétypes qui, unis ou divisés, luttent contre l'obscur donc l'obscurantisme.



Enfin, à l'ère moderne laquelle s'étend de l'écrit à sa disparition, c'est-à-dire aujourd'hui, l'idée d'agiter des acteurs de bois devint nationale et propre à chaque peuple. Ici, en Europe, l'agitateur se fait discret, voilé et seul apparaît son bras ganté de vie. Là-bas, au contraire, il est visible, démiurgique et justicier.



Passé dans le langage, le terme de « marionnette » couvre - et c'est bien le mot - cette idée selon laquelle le puissant n'apparaît jamais mais use d'un alter ego à sa ressemblance, dévoué car sans -état d'- âme, utile car compromis.



Au centre de cette pièce finement jouée, la marionnette mais, cette fois, devenue indépendante, interchangeable et se jouant du bras comme des fils. Là voilà libre !



Vu d'Eze, comme il paraît petit ce monde venu à nous comme ces colporteurs de jadis. Le monde urbain mais mal élevé, policé car contraint, unanime car aveugle.




"Ce que nous appelons notre volonté, ce sont les fils qui font marcher la marionnette, et que Dieu tire."


André Gide

Par Xavier Cottier - Publié dans : Le Quotidien - Communauté : Histoire du Comté de Nice
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Mercredi 13 mai 2009

Lorsqu'en 1903 Albert Figuiera inaugure le Bureau de Bienfaisance d'Eze qu'il vient de créer en sa qualité de maire,(cf :http://www.societe-museale-albert-figuiera.info/article-22179914.html), il pense aussi aux pèlerins qui sillonnent l'Europe en quête de salut, si ce n'est de rachat.


Pas plus tard que mardi dernier, le 12, mes pas croisaient ceux d'un jeune Italien qui, de Toscane vers l'Espagne, marchait dans les traces de Compostelle et, surtout, de François, celui d'Assise. 


Un an plus tôt, la même péripétie se déroulait au même lieu, notre« Frache » (Place de l'Eglise) mais cette fois le pèlerin venait d'Espagne, autre berceau de la foi.


Bien naturellement, lui ai-je conseillé, en ce beau mais frais mois de mai, de solliciter le gîte et le couvert auprès du seul représentant de notre Eglise que nous ayons à Eze : Sœur Marie de Nazareth.


L'accompagnant au dit lieu, nous fûmes confrontés à une porte fermée, seulement animée de la voix certes gênée mais ferme, de notre Religieuse qui nous annonça qu'elle ne pouvait rien faire. Point d'entrebâillement, de réception cordiale, rien... Sœur Marie qui, il n'y a pas si longtemps, faisait pourtant appel à mes quelques connaissances de juriste pour résoudre des problèmes d'un ordre terrestre mais bon.... la même qui n'a pas non plus visité ma mère aux temps où j'étais seul à ses côtés , très seul, etc. Mais il est vrai que tout ceci va dans le bon sens, c'est-à-dire celui de l'histoire.


Mon plusieurs fois oncle, Don Jacques Figuiera qui fonda Laghet n'aurait pas compris. Les « vieux » fidèles, chassés de notre paroisse, ne l'ont jamais compris. Je ne le comprends pas non plus descendant de cette Chrétienté qui n'a pas à s'en faire remontrer.

 



L'Abbé Bonifassi qui, lui, ouvrait

les portes de l'Eglise et du Presbytère.

Image de notre dernier prêtre à Eze.

Dieu l'a récompensé alors qu'il est mort

dans sa centième année. Durer n'est pas

que le privilège des misérables...

 

 



J'ai donc et avec plaisir logé notre pèlerin, voisin d'Italie et ai renoncé à user de la correction fraternelle qui, chère à Saint Paul, cessa d'être efficace le jour où les serviteurs de Dieu pensèrent avoir des droits. Le droit à l'indifférence fait partie de ceux-ci, visiblement.  


Qu'ils aillent donc tous construire leur nouvelle chapelle et que nous ne les revoyons plus, c'est tout le bien que je souhaite aux vrais, vieux, authentiques croyants qui, eux, ouvrent leurs portes, à Eze comme ailleurs.


Et il ne s'agit pas d'être anticlérical alors que votre serviteur fit toutes ses études secondaires chez les Jésuites et qu'il s'en félicite, mais parfois est-il plus que salutaire de rendre à César ce qui est à Dieu car du premier ceux que je viens de désigner sont bien plus proches.

 


Par Xavier Cottier - Publié dans : Véritable actualité
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Mardi 12 mai 2009

Si l'objet de notre Société consiste principalement en la protection du patrimoine local, ce dernier ne saurait comprendre uniquement choses, biens et « natures mortes ». Précisément, et parlant de nature, la faune fait partie de ce corpus à préserver.


Depuis maintenant trois ans, je me dois chaque année de combattre les efforts des uns et des autres tendant à l'éradication des abeilles à Eze. La première fois, ce fut à l'encontre du maire de l'époque à qui j'eus à représenter le fait, pourtant évident, que l'abeille est une espèce protégée. J'eus raison du chef de notre municipe d'alors (et le scrutin démocratique de même) ; pour autant « ils » revinrent l'année suivante. Les abeilles également, malheureusement pour elles.


Il convient de rappeler ici que l'essaim dont s'agit se trouve sur ma propriété et que les chasseurs de vivants, riverains commerçants, excipent de leur qualité de copropriétaire de fait (je nommerais ceci le syndrome du « couloir de Dantzig ! »).


Je faillis bien, l'année suivante, finir au « poste » de la Gendarmerie de La Turbie, leur représentant ayant pris sur lui d'autoriser les pompier à faire leur misérable labeur, ce que j'assimile à un simple abus de pouvoir.


Nouveau rappel. Cet essaim n'a jamais, de près ou de loin, piqué ni agressé qui que ce soit. Le détail est important puisqu'il est vrai que le principe de précaution, en l'occurrence naturel en une telle occasion, autorise la suppression d'espèces protégées si certains de leurs sujets s'avèrent dangereux.


Puis, le 11 mai dernier, arrivé trop tard sur les lieux du crime écologique, je n'ai pu m'opposer à l'injection de produits chimiques insecticides dans ma cheminée. En revanche, j'ai eu loisir d'indiquer ce qui précède par écrit aux riverains cités plus haut puis, dans la lancée, ai signé la Charte dite « L'Abeille, Sentinelle de l'Environnement ».  


http://www.abeillesentinelle.net


 A cette occasion j'ai pu faire les observations suivantes destinées à ses rédacteurs : Face aux difficultés qui furent les miennes par trois fois face à la destruction d'essaims d'abeilles sauvages par les pompiers et l'aide de la gendarmerie nationale, je m'interroge sur l'effectivité de la législation nationale, européenne et globale protégeant cette espèce!


Aussi, est-ce avec plaisir que je signe votre charte, pensant que les pouvoirs publics devraient s'emparer de cette question grave et former les administrations chargées du maintien de l'ordre pour leur signifier que leur mission est aussi protectrice.


L'avenir me/nous dira si mes peurs de voir les abeilles disparaître (reprises par bien des gouvernements du monde) sont aussi fondées que celles portant sur le gaspillage de l'eau et singulièrement à Eze.


Je suis dans l'attente d'une réponse du Ministère de l'Agriculture et de la Pêche et ne manquerai pas de vous en faire part.

Par Xavier Cottier - Publié dans : Véritable actualité
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Lundi 11 mai 2009

          Après deux mois de silence, il est peut-être temps de reprendre nos écrits. Silence et non vacances, car si le premier équivalait à celles-là, il est certain que la mort serait bien davantage recherchée qu’elle ne l’est !

 

            Plutôt, un temps passé à réfléchir, méditer même, sur la nature et l’objet de nos actions associatives.

 

            Aussi, avons-nous pris des décisions.

 

            Tout d’abord, nous nous sommes passés du concours municipal à l’instar de ces propriétaires qui, soucieux de faire visiter leur domaine, aiment à éviter les intermédiaires non pas tant pour ce qu’ils coûtent mais par souci de ne pas le voir  transformer en « produit », sachant que cette réification est le commencement de la fin…

 

            Au demeurant, cette « collaboration » pourrait devenir onéreuse si l’on sait – ce que nous avons appris récemment – que l’utilisation des locaux municipaux est assortie du paiement de locations tarifées (ainsi en va-t-il des diverses salles d’exposition du village). Pour autant, si nos deux conférences furent données en la salle des fêtes d’Eze et qu’il nous ne fut point demandé de contribution, il est non moins constant que nous en eûmes pour notre « argent ». C'est-à-dire bien trop peu.

 

            Parlons bref, parlons bien. Jamais notre thèse de l’Eze microcosmique ne fut si vérifiée. Du « global » (traduisons : du mondial) vers le national en passant par les régions, quiconque se plaint et récrimine est suspect avant d’avoir pu terminer son exposé. Pourtant, n’est-il pas frappant de constater que tout l’éventail politique, sociologique (pour ne pas dire social) et même philosophique de notre assemblée humaine parvient dans sa quasi-totalité à un triste et consternant constat qui, s’il devait tenir en un mot, pourrait être désigné par : MEDIOCRITE et en deux : MEDIOCRITE TRIOMPHANTE et en trois : MEDIOCRITE TRIOMPHANTE MILITANTE.

 

            Eze se meurt, Eze est mort ! Notre mission devient dont thanatologique et, dorénavant donc, laisserons-nous l’évocation de nos viscères (de notre histoire veux-je dire) à notre site principal qui sera repris et remanié dans les jours et semaines qui viennent. Quant à ces pages, elles seront destinées à recueillir, au jour le jour, les signes sismiques des derniers soubresauts de ce qui fut Avisio, Eza, Eze, une montage magique terrassée par des démiurges d’autant plus effrayants que disciples de Moloch, ils transforment l’or en plomb ! Certes, l’autochtone a sa part de responsabilité mais à sa décharge il convient de bien noter que le malheureux qui, lui, détenait l’or, l’avait pris pour du plomb !

 

            L’œil des barbares de Maurice Barrès est, aujourd’hui, muni d’une caméra mais non point fait comme celui de Dieu Qui contemple Sa création qu’Il a faite libre sans avoir le sentiment de l’avoir ainsi punie. Non pas, hélas. Quelques Ezasques ont pu s’apercevoir à leurs frais de l’efficacité du système de surveillance digitale lorsqu’il s’agissait de réprimer quelques infractions imaginaires et de son aveuglement dès lors que l’un de ceux-ci voyait un de ses biens faire l’objet d’un sinistre. Mais le système « Echelon » a ses failles et la première est de faire que le Grand Frère (Big Brother pour les intimes) étale ses turpitudes en première page à la tranche toujours plus fétide de notre pain quotidien ; en un mot l’information.

 

            Nous sommes informés. Et de l’illusion naquît la désillusion ! Illusion de tout savoir, désillusion de constater que, pour autant, rien ne change. Quelques exemples.

            Il s’agit du détournement des lieux d’Eze. Nous l’avions déjà fustigé. Ainsi, en 1868, le Conseil Municipal d’Eze présidé par César-Marie Figuiera, mon trisaïeul, décide de faire l'acquisition d'une maison sise rue de la Paix, toute proche de la Mairie.  

 

Les travaux envisagent la réparation et l'agrandissement de la Mairie et du presbytère déjà existants, l'école les jouxtant étant aménagée dans ce petit centre regroupant les services publics communaux du village alors que souvent l'instituteur fait office de secrétaire de mairie.

 

            Cet ensemble fut par la suite alloué au prêtre desservant la Paroisse à la suite de l’édification d’une école plus importante au bas du village construite sous le mandat d’Albert Figuiera. Au demeurant, la figure la plus caractéristique de cette période demeure le Doyen Bonifassi qui, occupant avec sa mère et sa sœur ce que l’on était en droit de dénommer le Presbytère, avait obtenu l’autorisation de loger dans une cave confrontant le tout quelques gallinacées qui contribuaient utilement à sa relative maigre pitance quotidienne. Depuis les deux dernières mandatures municipales, cette sphère qui fut consacrée à l’instruction et la prière, se voit occupée en sa totalité par des satellites municipaux, proches ou lointains, tous connectés et qui depuis deux mois y exercent le commerce de restauration et autres ludiques occupations. Parmi celles-ci, s’y trouve incluse la visite du « Musée Victor Enzo », institution privée ouverte par notre Maire et lui appartenant. Notons au passage que le véritable musée d’Eze, celui qui fut fondé par Charles-Alexandre Fighiera et alimenté par les Ezasques, a été fermé depuis la fin du mandat de M. Charles Bénaglia, ancien maire. Victor Enzo n’est familier ni à Eze ni à Google et le lien que l’un et l’autre peuvent avoir avec Eze est si ténu qu’il serait bien difficile de le définir. L’Art ? Certes ; sans doute, mais l’entrée est payante à l’instar de toutes les portes publiques et commerciales d’Eze y compris celle qui ouvre sur les latrines.

 

            Nos lecteurs les plus attentifs qui sauraient que le tout est attenant à une chapelle, laquelle fut édifiée au XIVème siècle pour y abriter la Confrérie des Pénitents Blancs et du Gonfalon se sont sans doute déjà étonnés qu’un débit de boissons eût la permission de s’y établir ? La Chapelle est gênante ? Fermons-la ! D’ailleurs fermons-la !

 

            L’Eglise paroissiale de même puisqu’après avoir revêtu sa place de pierres glissantes et abruptes, le pendant à sa beauté simple, tout de laideur fait va être édifié au lieu-dit l’Aïghetta au motif que les morts non natifs d’Eze répugnent à gravir nos marches devenues par trop escarpées. Le fait que l’Eglise dont s’agit fût classée n’y changera rien. Fermons-la !

 

            Comment ? Et notre Société, les Ezasques auraient laissé faire cela sans mots dire, sans maudire ? Là est la triste désillusion. Ce n’est pas faute d’avoir écrit, rédigé, envoyé, supplié, commis, manifesté, averti, admonesté, conseillé, etc. mais rien n’y fait.

 

            Comment ? Comment voulez-vous qu’à Eze où sans quelques euros vous ne pouvez :


-         vous garer

-         uriner

-         vous cultiver

-         être considéré

 

 

 

vous trouviez ici cette qualité de résistance qui, n’en déplaise aux aigris, fut la qualité française que nous avions le plus prisée lors de notre Rattachement en 1860.

 

              Nos lecteurs trouverons donc ici et dorénavant le quotidien d’une Société qui, pour être historique, a la sinistre déconvenue de vivre au sein d’un village (sic) devenu plus que touristique, plus que populaire, c'est-à-dire invivable. Peut-être également une sorte de « guide » anti-touristique destiné à ceux et celles qui, non munis d’euros mais héros en tête, voudraient percevoir le dernier reliquat de cette âme qui en faisant notre célébrité nous a perdus ! Vous pourrez toujours, si le cœur vous en dit, festoyer à la "La taverne des Gueux ", l’une des salles du ci-devant Presbytère. (Il s’agit bien là de l’intitulé du lieu tel qu'il est donné publiquement par ses tenanciers).

 

            Pour les amateurs d’histoire pure (c'est-à-dire lointaine !), nous maintenons notre cap vers un rétablissement de la réalité qui fut la nôtre et, ce, sous le contrôle de M. Charles Astro, Conservateur du Palais Lascaris et des Antiquités des Alpes-Maritimes.

 

             Enfin, j’indique que nous organisons régulièrement des réunions pour nos membres au siège social de notre Association. Nous sommes, bien sûr, à votre disposition pour de plus amples informations sur la façon d’y participer.

Par Xavier Cottier - Publié dans : Véritable actualité
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Lundi 16 mars 2009
Par Xavier Cottier - Publié dans : Le Quotidien
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